Adopter Exoscale : souveraineté des données et confiance dans le cloud
Les entreprises européennes sont de plus en plus nombreuses questionner le lieu où leurs données sont stockées, où leurs charges de travail sont exécutées, les personnes autorisées à y accéder et les lois applicables à leurs données. Dans notre article, découvrez comment adopter Exoscale, fournisseur de cloud européen basé en suisse et alternative crédible aux hyperscalers américains.
Les entreprises européennes sont de plus en plus nombreuses questionner le lieu où leurs données sont stockées, où leurs charges de travail sont exécutées, les personnes autorisées à y accéder et les lois applicables à leurs données. Il n’est plus seulement question de savoir quel cloud est le plus rapide ou le plus rentable. Mais également : qui tient les rênes lorsque nos applications, sauvegardes, métadonnées et processus de soutien sont migrés dans le cloud ?
C’est là qu’une transition vers un fournisseur de cloud européen peut faire la différence. Exoscale est un fournisseur de cloud européen basé en Suisse et une alternative crédible aux grands hyperscalers américains. Ses services IaaS sont conçus pour être performants, sécurisés et simples à déployer. Avec les bonnes compétences techniques, les entreprises peuvent migrer leurs charges de travail en étant plus confiant tout en gardant contrôle sur la protection des données et une maîtrise opérationnelle.
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Résumé
- La souveraineté des données va au-delà de la simple localisation physique d’un centre de données.
- Les clients européens des services de cloud doivent évaluer les questions relatives à la juridiction, à l’accès, aux métadonnées, aux opérations, aux sauvegardes et aux dépendances au sein de la chaîne d’approvisionnement.
- Une approche « charge de travail par charge de travail » facilite la gestion des migrations vers le cloud.
- Exoscale est une solution de cloud européen basé en Suisse destinée aux entreprises qui cherchent à garder le contrôle sur leur infrastructure.
- Nos formations aident vos équipes à transformer une décision stratégique relative au cloud en une migration sécurisée, reproductible et concrète.
La souveraineté des données est une question de contrôle, et pas seulement de localisation
La résidence des données désigne le lieu où les données sont stockées et traitées. La localisation des données va au-delà de ce concept et exige que les données restent à l’intérieur d’une frontière nationale. La souveraineté des données inclut ces deux questions, et pose également la question de savoir qui contrôle l’environnement et quels systèmes juridiques peuvent s’appliquer.
Le Cloud Sovereignty Framework de la Commission Européenne aborde la souveraineté sous huit perspectives :
- Souveraineté stratégique : Le fournisseur de cloud est-il ancré dans l’écosystème légal, financier et industriel européen ?
- Souveraineté légale et juridictionnelle : Quelles lois s’appliquent au fournisseur et à ses opérations ?
- Souveraineté des données et de l’IA : Qui contrôle le traitement des données, leur suppression, les charges de travail liées à l’IA et les pipelines associés ?
- Souveraineté opérationnelle : L’environnement peut-il être exploité, maintenu et développé indépendamment ?
- Souveraineté de la chaîne d’approvisionnement : À quel point les fournisseurs et ses dépendances sont-ils transparents et résilients ?
- Souveraineté technologique : À quel point la technologie sous-jacente est-elle ouverte (open), interopérable et portable ?
- Souveraineté en matière de sécurité et de conformité : L’entreprise peut-elle surveiller, auditer et sécuriser l’environnement efficacement ?
- Souveraineté environnementale : À quel point l’infrastructure est-elle résiliente et économe en ressources dans la durée ?
Cette approche plus large est pertinente étant donné que les données peuvent s’échapper de la juridiction prévue par le biais d’accès administrateur, de canaux de support, de systèmes de surveillance, des logs, des sauvegardes ou des métadonnées – même si la charge de travail principale est hébergée dans un centre de données européen.
Pourquoi cette évolution de réglementation
Plusieurs exigences façonnent les stratégies européennes concernant le cloud. Le RGPD régit le traitement et le transfert de données personnelles. L’EU Data Act traite de l’accès aux données et de leur transfert, incluant la protection contre l’accès illégal de gouvernement de pays tiers. NIS2 soulève la question de la gestion des risques cybersécuritaires et les attentes en matière de gouvernance pour un large éventail d’organisations. Dans le domaine des services financiers, DORA ajoute des exigences pour la résilience opérationnelle, la gestion des incidents et le risque lié aux TIC de tiers.
Parallèlement, le lieu d’activité et la structure de propriété d’un fournisseur peuvent avoir autant d’importance que l’emplacement de son infrastructure. Le US Cloud Act, par exemple, peut imposer des obligations de divulgation de données aux prestataires soumis à la juridiction américaine, même si les données sont stockées en Europe.
La leçon à en tirer n’est pas qu’une réglementation impose automatiquement un choix de prestataire. Mais que toute entreprise doit comprendre ses propres charges de travail, flux de données, profil de risque et obligations avant de choisir un environnement de cloud.
Attention : Cet article a pour but de fournir des conseils pratiques et ne constitue pas un avis juridique. Les entreprises doivent faire valider leur architecture cloud et leurs dispositions contractuelles par des spécialistes juridiques en matière de protection des données et de conformité.
Approche pragmatique pour la transition vers un cloud souverain
Une migration dans le cloud ou de cloud ne doit pas nécessairement être une décision du type « tout ou rien ». Une évaluation structurée aide les équipes à adapter les niveaux de souveraineté à la criticité de chaque charge de travail.
1. Classer les charges de travail en fonction de leur impact sur l’activité commerciale
Commencez avec les applications et les données les plus importantes. Ce sont notamment les données personnelles, les informations financières, les données liées à la santé, à la propriété intellectuelle, la télémétrie de sécurité et les systèmes qui prennent en charge les services essentiels à l’activité commerciale. Documentez les exigences en matière de disponibilité, de confidentialité et d’intégrité pour chaque charge de travail.
Toutes les charges de travail ne nécessitent pas le même niveau de contrôle. Un site web public, un environnement de développement interne et une base de données de production régulée peuvent avoir des stratégies de placement et de protection très différentes.
2. Tracer les flux de données et de métadonnées
Tracez le parcours complet de l’information, pas seulement l’emplacement de stockage principal de l’application. Cela inclut :
- Les bases de données primaires et le stockage d’objet
- Les logs, mesures et données de suivi
- Les sauvegardes, snapshots et copies de secours en cas de sinistre
- Les systèmes de gestion des identités et des accès
- Les accès support et administrateur
- Les intégrations, API et services tiers
- Les environnements de développement, test et analyse
Une cartographie claire des flux de données met en évidence les transferts transfrontaliers et aide les équipes à déterminer quels services doivent rester dans la juridiction choisie.
3. Traduire des obligations en contrôles techniques
Mettez en correspondance les exigences du GDPR, des directives NIS2 et DORA ainsi que les exigences contractuelles et sectorielles avec des mesures de contrôle concrètes. Il peut s’agir notamment de l’accès selon le principe du « privilège minimal », d’une gestion rigoureuse des identités, de pistes d’audit, de la segmentation du réseau, de politique de conservation des données, de la suppression sécurisée des données et de procédures d’intervention en cas d’incident.
Le cryptage nécessite une attention particulière. Là où c’est nécessaire, les entreprises devraient évaluer les modèles de gestion des clés par le client, tels que BYOK ou HYOK, et définir qui est habilité à utiliser, renouveler et révoquer les clés.
4. Évaluer le fournisseur au-delà du centre de données
Posez des questions pratiques sur la présence légale, la propriété, les équipes opérationnelles, le modèle de support et les sous-traitants de fournisseur. Vérifiez où sont situés les administrateurs, quelles juridictions sont applicables pour l’accès du support et comment le fournisseur gère-t-il les requêtes des autorités.
Examinez également la documentation, les certifications, les éléments d’audits, les processus liés aux incidents, les engagements en matière de niveau de service et les options de résiliation du fournisseur. La souveraineté est une qualité qui doit être démontrée par des contrôles et des pratiques opérationnelles transparentes, et non pas présumée à partir d’un argument marketing.
5. Conception axée sur la portabilité et la récupération
La migration vers le cloud doit renforcer la résilience plutôt que de créer une nouvelle dépendance. Définissez comment les applications, les configurations et les données peuvent être exportées. Testez les restaurations depuis les sauvegardes (backups). Assurez-vous que l’environnement de restauration est couvert par les mêmes exigences juridictionnelles et sécuritaires que l’environnement de production.
Les technologies ouvertes, les interfaces documentées et l’infrastructure en tant que code peuvent faciliter l’exploitation de l’environnement cible et rendre la migration plus facile à reproduire.
6. Renforcer les compétences de l’équipe avant le basculement en production
La fiabilité du plan de migration dépend entièrement des personnes qui le mettent en œuvre. Les équipes doivent avoir une vision commune de la plateforme cible, de son modèle de sécurité, de ses services réseau et de stockage, ainsi que des procédures opérationnelles à mettre en œuvre après la mise en service.
Une formation réduit ici les risques. Plutôt que de tirer les leçons des incidents survenus en production, les administrateurs, les développeurs, les architectes et les équipes de sécurité peuvent s’entraîner dans un environnement contrôlé et mettre en place des méthodes de travail communes avant de migrer les charges de travail critiques.
Transformer une décision des prestataires en confiance opérationnelle
L’implantation d’Exoscale en Suisse et son positionnement sur le marché européen du « cloud souverain » répondent à un aspect important du débat sur la souveraineté : le choix d’un fournisseur dont l’infrastructure et les services sont conçus pour les clients qui recherchent une gestion à l’européenne. Mais le choix du prestataire n’est qu’un aspect parmi d’autres.
Les équipes doivent encore savoir comment mettre en place et exploiter cet environnement en toute sécurité. Selon le type de migration, cela peut impliquer d’apprendre à :
- mettre à disposition et gérer les ressources de calcul
- concevoir des réseaux et contrôler les accès
- déployer et exploiter des charges de travail Kubernetes
- utiliser à bon escient le stockage objet et les bases de données gérées
- automatiser des environnements reproductibles grâce aux API et à l’infrastructure en tant que code
- surveiller les charges de travail et intervenir en cas d’incident
- prévoir des sauvegardes, des procédures de reprise après sinistre et une stratégie de sortie ou de portabilité à terme.
L’objectif n’est pas simplement de transférer des machines virtuelles d’une plateforme à une autre. L’objectif est de mettre en place un modèle opérationnel dans lequel les collaborateurs comprennent la technologie, les responsabilités en matière de sécurité sont clairement définies et où des preuves de conformité peuvent être fournies en cas de besoin.
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L’offre Exoscale de Digicomp constitue un lien concret entre la stratégie cloud et les capacités opérationnelles au quotidien. Digicomp présente Exoscale comme un cloud souverain européen basé en Suisse et une alternative à l’écosystème GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft), proposant des solutions IaaS sécurisées, performantes et faciles à déployer.
Pour les organisations qui envisagent une transition, le parcours de formation adapté peut aller au-delà d’une simple formation technique. Il permet de rassembler :
- les principes fondamentaux de la plateforme pour les équipes qui découvrent Exoscale
- une gestion pratique pour les équipes chargées de l’infrastructure et des opérations
- des compétences en matière de technologies cloud natives et de conteneurs pour les développeurs et les ingénieurs de plateforme
- les considérations relatives à la sécurité, à la gouvernance et à la protection des données ; et
- une formation sur mesure adaptée à un plan de migration spécifique.
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Une transition en douceur vers un nouveau fournisseur de services cloud
La souveraineté des données peut sembler complexe, car elle recouvre à la fois le droit, l’architecture, les opérations, la sécurité et les capacités organisationnelles. La solution ne consiste pas à considérer la conformité comme une simple liste de contrôle à remplir une fois la migration terminée. Intégrez la souveraineté dans la prise de décision et dans la manière dont l’environnement est géré.
Classez les charges de travail. Cartographiez les flux. Comprenez les juridictions. Choisissez un prestataire adapté au niveau de risque. Protégez les clés et les chemins d’accès. Testez la récupération. Ensuite, donnez les moyens d’agir aux personnes chargées d’assurer le bon fonctionnement quotidien du système.
Avec cette approche, le passage à un fournisseur de cloud européen va bien au-delà d’un simple changement d’infrastructure. Cela se traduit par une transition maîtrisée vers davantage de transparence, de résilience et de sérénité pour les charges de travail modernes dans le cloud.